Jeudi 22 octobre 2009


Un an après la victoire d'Obama, le racisme reste bien vivant aux Etats-Unis et on est loin de la société "post-raciale" annoncée.

Bien au contraire. Le déluge de haine raciste que continue à essuyer Barack Obama montre que le pays est encore loin d'un tel idéal, où les différences entre Noirs et Blancs seraient gommées. Une fois passée l'euphorie du 4 novembre 2008, les réformes du 44e président, particulièrement celle de l'assurance maladie, ont suscité une vague de vindicte dans les profondeurs de l'Amérique blanche. Dans l'Arizona (sud-ouest), un pasteur dit prier pour la mort d'Obama; au Congrès, un représentant républicain lance "vous mentez!" en plein discours présidentiel. L'intéressé veut croire que ces attaques ne sont pas motivées par le racisme. Mais dès le soir de son élection, trois Blancs mettaient le feu à une église noire en construction dans le Massachusetts (nord-est) et les crimes racistes n'ont fait qu'augmenter depuis, observe Mark Potok, de l'organisation de défense des droits civiques Southern Poverty Law Center. "Tout cela est assez effrayant", estime ce spécialiste des mouvements extrémistes. "La colère monte, il y a beaucoup d'armes en circulation et une idéologie haineuse.

Tout cela mijote dans une sorte de chaudron de sorcière qui pourrait bien déboucher sur du terrorisme intérieur", s'inquiète-t-il. Pour M. Potok, la réaction des milieux racistes reflète "un véritable désespoir". "Le fait est que ces gens ont perdu", explique-t-il. "Ils ne pourront plus faire revenir l'histoire en arrière. Notre pays va devenir une authentique démocratie multiraciale et ils n'y peuvent rien". En 2008, seule une minorité de Blancs ont voté pour Obama, qui n'a dû sa victoire qu'à la mobilisation inédite des minorités noire et hispanique.

Il a depuis insufflé "un sentiment d'espoir, d'intégration et dans certains cas, de réconciliation", observe Marc Morial, président de la National Urban League, une autre organisation pour les droits civiques. Selon un sondage CBS, 59% des Noirs jugent désormais positives les relations interraciales, contre 29% l'an dernier.

L'entrée de Barack Obama à la Maison Blanche est venue couronner une évolution foudroyante, qui a vu les Noirs rejoindre progressivement les rangs des milliardaires, des astronautes, des policiers, des gouverneurs et des présentateurs de télévision. Mais d'énormes disparités continuent à séparer Blancs et Noirs, dont beaucoup restent confinés dans des ghettos urbains en proie au chômage, à la drogue et à la violence. Près d'une famille noire sur 4 vit sous le seuil de pauvreté, contre une famille blanche sur 6.

Le taux de mortalité infantile est deux fois plus élevé chez les Noirs, le taux d'homicide six fois plus. Au cours de leur vie, un tiers des Noirs feront un séjour en prison, contre 6% des Blancs... "Notre pays n'a jamais été bâti sur l'intégration des Noirs", souligne Robert Rooks du NAACP, l'association de Martin Luther King. "Certains Noirs s'en sortent incroyablement bien, mais la majorité de la communauté se sent totalement marginalisée". A terme, les efforts lancés par l'administration Obama pour généraliser la couverture maladie et l'éducation devraient réduire les disparités. "Mais un an plus tard, les vraies difficultés profondes sont les mêmes, car c'est un changement qui prend du temps", observe M. Morial. (AFP)








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Dimanche 11 octobre 2009

Barack Obama accepte le Nobel de la paix comme un "appel à l'action"

  Barack Obama s'est déclaré vendredi à la fois "surpris" et honoré de recevoir le prix Nobel de la paix. "Profondément humble" devant la prestigieuse récompense, le président américain l'a acceptée comme un "appel à l'action" et à la coopération avec d'autres pays pour s'attaquer aux défis du XXIe siècle.

"Pour être franc, je ne pense pas mériter" de figurer au côté de tant de personnalités qui ont changé les choses et ont été distinguées par le comité Nobel, a souligné le président américain lors d'une déclaration depuis la Roseraie de la Maison Blanche.

Mais, a-t-il dit, "j'accepte ce prix comme un appel à l'action, un appel à toutes les nations pour faire face aux défis du XXIe siècle", a expliqué Barack Obama, qui se rendra à Oslo au mois de décembre pour recevoir le prix.

Il a ajouté qu'il ne considérait pas le prix qui lui a été décerné vendredi comme une "reconnaissance" d'un quelconque accomplissement, mais plutôt comme une reconnaissance des objectifs qu'il a fixés pour les Etats-Unis et le monde.

Lors de son annonce-surprise, le comité Nobel a salué le président Obama pour avoir créé un "nouveau climat en politique internationale", mettant notamment en avant son engagement en faveur du désarmement nucléaire, moins d'un an après son accession à la Maison Blanche.

"Ces défis ne peuvent pas être relevés par un seul dirigeant ou une seule nation", a souligné vendredi Barack Obama. "C'est la raison pour laquelle mon administration veut établir une nouvelle ère" où chaque pays assume sa part de "responsabilité" pour le monde que nous souhaitons.

Barack Obama a reconnu qu'il acceptait le Nobel de la paix, alors qu'il était commandant en chef d'un pays engagé dans des guerres en Irak et en Afghanistan. "Nous devons affronter le monde tel que nous le connaissons", a-t-il noté. Il a précisé qu'il oeuvrait pour la fin de la guerre en Irak pour "affronter un adversaire impitoyable qui menace directement le peuple américain et nos alliés" en Afghanistan.

Le chef de la Maison Blanche a souligné que son administration s'attachait aussi à répondre à "l'impact d'une crise économique internationale" qui a laissé des millions d'Américains sans emploi.

"Ce prix doit être partagé par chaque personne qui se bat pour la justice et la dignité", a-t-il dit, soulignant que certains de ses objectifs, comme un monde sans armes nucléaires, pourraient ne pas être atteints de son vivant.
Il a par ailleurs observé que le Nobel de la paix n'avait pas été forcément décerné, par le passé, pour honorer des réalisations précises mais avait permis donner de l'élan à un certain nombre de causes.

La récompense a surpris Barack Obama et son administration. Son porte-parole Robert Gibbs, informé par des journalistes que le chef de l'exécutif américain était le lauréat 2009, a téléphoné à la présidence tôt vendredi pour lui en faire part.

"Eh bien, ce n'est pas comme cela que je pensais me réveiller ce matin", a déclaré le président américain, en évoquant la réaction de ses deux filles après l'annonce de la nouvelle. "Malia est entrée et a dit: 'Papa, tu as gagné le prix Nobel de la paix et c'est l'anniversaire de Bo (le chien de la famille, ndlr)'. Et puis Sasha a ajouté: 'En plus, nous avons un week-end de trois jours'" devant nous. Et le président Obama de lancer: "c'est bon d'avoir des enfants pour garder un sens de la mesure".

AP



























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Jeudi 6 août 2009


Barack Obama a réuni jeudi lors d'une rencontre informelle à la Maison-Blanche les acteurs de la première querelle raciale de sa présidence, avec l'espoir de voir la controverse s'éteindre.


Surpris par le déferlement d'émotion qui a suivi l'incident qui a opposé son ami Henri Louis Gates, un universitaire noir de Harvard, à l'officier de police blanc James Crowley, Barack Obama a reçu jeudi après-midi les deux hommes à la Maison-Blanche. Pour transformer une affaire regrettable en «enseignement positif», a expliqué son porte-parole.


Cette rencontre visait aussi à faire oublier la réaction du président, qui avait jugé très vite que l'officier de police Crowley avait agi «stupidement» en appréhendant l'universitaire dans sa propre maison sous prétexte de «trouble à l'ordre public». Selon l'Institut Pew Center, 41 % des Américains désapprouvent la manière dont Obama a géré cette affaire.

 


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Lundi 13 juillet 2009



Les principaux points du discours d'Obama





Le premier président noir des Etats-Unis, Barack OBAMA, a appelé samedi l'Afrique à prendre en main son propre destin en combattant les pratiques antidémocratiques, les conflits et la maladie et en l'assurant du soutien américain dans cette vaste entreprise.

La responsabilite des africains "Vous pouvez vaincre la maladie, mettre fin aux conflits, changer fondamentalement les choses. Vous pouvez faire ça. Oui, vous le pouvez. Mais cela n'est possible que si, vous tous, vous assumez la responsabilité de votre avenir. Cela ne sera pas facile. Cela réclamera du temps et des efforts. Il y aura des épreuves et des déconvenues. Mais je peux vous promettre ceci: l'Amérique sera à vos côtés, à chaque étape, en tant que partenaire, en tant qu'amie".

L'aide et le developpement "L'Amérique tendra la main de manière plus responsable (...) L'aide, ce n'est pas une fin en soi. Le but de l'assistance étrangère doit être de créer les conditions pour qu'elle ne soit plus nécessaire".

La "bonne gouvernance" "Nous devons reconnaître cette vérité fondamentale, à laquelle vous avez donné vie au Ghana: le développement dépend de la bonne gouvernance. C'est un ingrédient qui a fait défaut pendant beaucoup trop longtemps, dans beaucoup trop d'endroits (...) L'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts, elle a besoin d'institutions fortes".


Le role de l'afrique et des etats-unis dans la resolution des conflits "Nous devons nous dresser contre l'inhumanité quand elle se manifeste parmi nous (...) Nous encourageons la vision d'une architecture régionale de sécurité qui soit forte et qui puisse produire une force transnationale efficace quand il le faut. L'Amérique a la responsabilité de favoriser cette vision, pas seulement par les mots, mais par un soutien qui renforce les capacités africaines. Quand on a un génocide en cours au Darfour ou des terroristes en Somalie, il ne s'agit pas seulement de problèmes africains, ce sont des défis lancés à la sécurité internationale et ils réclament une réponse internationale. Et c'est pourquoi nous nous tenons prêts à être des partenaires, à travers l'action diplomatique, l'assistance technique et le soutien logistique et nous soutiendrons les efforts visant à faire juger les criminels de guerre".

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Mardi 30 juin 2009

Les Etats-Unis changent, la France changera-t-elle pour assumer son passé ?

Les excuses du Sénat américain pour l’esclavage

A la veille de la célébration de la fin de l’esclavage en 1865 aux Etats-Unis, le Sénat a adopté une résolution très symbolique.

Le Sénat américain a voté jeudi pour présenter formellement ses excuses, au nom du peuple américain, pour « l’esclavage et la ségrégation raciale » envers les Noirs américains.

Cette résolution symbolique a été approuvée par acclamation, la majorité démocrate et l’opposition républicaine étant largement d’accord sur les termes du texte.

La résolution devra être également être adoptée par la Chambre des représentants, mais ne requiert pas de signature du président Barack Obama.

Elle intervient à la veille de la célébration de la fin de l’esclavage aux Etats-Unis en 1865, après la guerre de Sécession.

Le texte reconnaît « l’injustice fondamentale, la cruauté, la brutalité et l’inhumanité de l’esclavage » et des lois ségrégationnistes connues sous le nom de « lois Jim Crow » qui ont été abolies en 1964 par la loi sur les droits civiques, le « Civil Rights Act » qui interdit toute forme de discrimination dans les lieux publics.

Il présente des « excuses aux Noirs américains au nom du peuple américain, pour le mal qui leur été fait, ainsi qu’à leurs ancêtres qui ont souffert de l’escalavage et des lois Jim Crow ».

Toutefois, il stipule bien que le texte de la résolution ne peut servir de « support à une plainte contre les Etats-Unis ». D’ailleurs, le groupe des élus noirs de la Chambre des représentants, a exprimé ses « inquiétudes » sur cette dernière disposition.

« Alors que nous sommes fiers de cette résolution qui est attendue depuis longtemps, un vrai travail reste à accomplir (...) pour créer de meilleures opportunités pour tous les Américains. C’est véritablement le seul moyen de répondre à l’héritage de l’esclavage et de Jim Crow », a déclaré jeudi le sénateur Tom Harkin qui a introduit le projet de résolution.

Par ailleurs, une cérémonie est prévue début juillet au Capitole pour « marquer l’occasion », a assuré le sénateur Harkin. Le président Obama pourrait assister à cet événement.
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  • : Le candidat démocrate Barack OBAMA à la présidence des Etats-Unis est descendant d'un père Africain du Kenya et d'une mère blanche américaine, il appartient donc à la double culture. Sa candidature est une révolution pour l'égalité des races et un grand espoir aussi pour les Africains. C'est le sens de notre soutien à ce fils appartenant à toutes les races et tous les continents ! C'est un messie pour le changement du regard envers le Noir.
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